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14 septembre 2007

Sarko vu par Yasmina

LaubeJ'ai terminé dans la nuit le livre de Yasmina Reza sur Sarkozy. Je l'ai écouté sur France Inter cette semaine, j'ai lu quelques une des critiques dans les quotidiens: des bonnes, des moins bonnes, des mauvaises. J'ai refermé la dernière page avec un sentiment mitigé. J'ai aimé, beaucoup, son style, sa façon d'écrire. Ses phrases, sobres qui me font penser à des églises romanes, leurs dénuements, la pureté du style, les mots choisis avec soin et parcimonie. Je ne lui tiens pas rigueur, d'ailleurs quel droit aurais-je de le faire, de sa fascination pour le personnage. Comment ne pas succomber à son sujet ? Ne serais-ce que pour se convaincre qu'on ne s'est pas trompé? Nombreux sont ceux avant elle, historiens, biographes qui n'ont pu s'empêcher de flirter avec leur sujet. Sur le fond l'idée m'a séduite, le projet est intéressant, fascinant même . J'aurai aimé être aussi une petite souris dans les coulisses du pouvoir. Alors pourquoi un sentiment mitigé? Sur la forme ... autant j'aime, j'admire son maniement des mots, autant je peine sur la structure du récit . Au fil des pages cela devient un peu poussif. Je ne suis pas sûre que cette belle plume excelle vraiment dans ce genre littéraire. La contrainte du livre ne donne pas autant de liberté que l'écriture d'une pièce de théàtre. Trop décousu, manque de suspens, manque de ce petit plus qui donne une envie folle de tourner les pages. Et puis le sentiment d'un exercice non aboutit, de ne pas être allé au fond des choses. Les mots ne se suffisent pas à eux même. Ils leur faut de la substance sinon ils perdent de leur saveur. Un plat sans sel. Mais rien ne justifie ce procès d'intention qu'on a voulu lui faire. Je l'ai entendu honnête, du moins je veux le croire, chez Demorand, "désemparée" comme elle le dit elle même par ce tapage médiatique qui la dépasse et qui ne se justifie pas. Comme s'il fallait à tout prix ériger une grande muraille entre l'art, la littérature en l'occurance, et la chose publique, comme s'il fallait que l'humain s'efface toujours dernière le politique . Son Sarko est avant tout humain. C'est surement ce qui dérange le plus. Elle a désacralisé le héro des uns, le démon des autres. 

13 septembre 2007

Quand je serai vieille...

Rose2En traversant le parc ce matin j'ai pensé à la vieillesse, à la mienne. Qui serais-je quand je serai vieille? Je sais c'est un sujet tabou. Il ne faut parler ni de vieillir ni de mourir. Il faut parader. Et pourtant comme une évidence, une image s'est imposée à moi : Rose de Titanic le film de James Cameron. La vieille pas le jeune bien sûre. Cette petite mamie toute frippée aux beaux yeux bleux pétillants de jeunesse et de malice. Sa touche d'exentrisme, sa vie si bien remplie, ses passions passées, je veux qu'un jour elles soient miennes. Vivre intensément le plus longtemps possible et apprendre une douce sérénité qui permet de voguer doucement vers la mort sans aigreur sans noirceur , en paix avec soi. Savoir qu'on a vécu à fond jusqu'au bout. Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à elle. Son impertinence qui transparait sous l'éclat du regard, le geste final du bijou jeté à la mer, cette histoire qui fait rêver son jeune auditoire quand elle l'a conte ... sans doute... mais surtout sa beauté intemporelle qui fait que même vieille et frippée elle reste belle et vieille... je voudrai vieillir comme elle. 

01 septembre 2007

Je m'enivre ...

Je_mennivreJe m'enivre de ma nouvelle ville, je papillone, je tourbillone, je butine, je m'imbibe et je collectionne, les images, les odeurs, les couleurs...moment précieux de l'émerveillement, de l'enchantement de recommencer, de commencer... c'est drôle ce besoin incessant de devoir toujours réinventer...mon pied de nez à moi à la routine, à la mélancolie, à l'habitude qui tue et qui ronge, qui rouille et qui rend aigre ... faudrait que j'apprenne à être plus raisonnable à aller moins vite, l'Eloge de la lenteur pour reprendre le titre d'un Kundéra... plus tard, pas maintenant, quand je serai vieille, frippée, fatiguée ...alors je continue à courir dans cette si grande ville qui me charme tant, même si Paris reste la plus belle ...Londres est plus folle dingue et en ce moment c'est exactement ce qu'il me faut ...je ne peux m'empêcher de penser que tout cela n'est peut-être qu'un mirage, le piège de l'exotisme... qu'importe je m'amuse et c'est si bon si bon de s'amuser ... parfois je repense à cette autre vie de petits managers étriqués englués dans leurs guéguerres stériles et absurdes qui se prenaient pour des caids alors qu'ils n'étaient/ ne sont que des médiocres ... thanks good je les ai laissé sur le bord de la route... je ne sais pas vraiment où je vais, j'ai une vague idée mais j'y vais ... advienne que pourra... je m'en fou un peu parfois... je ne veux plus m'emmerder avec des cons ça c'est sûre ... allez bonne nuit, baisers