JoeyStarr, Mauvaise réputation : Ethnologie urbaine
Je n'ai jamais écouté un titre de NTM ou alors c'était sans le savoir. Je ne connaissais Joey Starr que de nom. Par hasard, je l'ai entendu sur Inter chez Anne Sinclair et ensuite sur Canal et là je me suis dit ..."tiens il a quelque chose à ce type". Et paf je tombe sur son bouquin à la FNAC écrit avec Philippe Manoeuvre, rédac chef de Rock & Folk . Voila pour le contexte. Je trouvai aussi qu'écrire son autobiographie à 39 ans c'était gonflé... résultat un personnage haut en couleurs que je n'aurai sûrement pas aimé rencontrer quand il taggait, zonait et dealait dans le métro alors que j'étudiais sagement sur les bancs de la rue Saint Guillaume. Un parcours tortueux, un univers sombre, violent. J'ai été mal à l'aise par moment: cherche-t-il à légitimer la violence comme moyen d'expression ? Pourquoi autant banaliser l'usage de la drogue, de la défonce en général ?... mais je ne veux /peux pas juger. Son histoire n'est pas la mienne. La violence était le langage de son enfance, ça laisse des traces. J'ai lu ce livre comme une étude ethnologique, la découverte d'un monde qui n'est pas le mien, la banlieue, le hip hop, la violence...fascinant par son expression artistique (l'art de rue) son énergie débordante, brute de fonderie, un diamant à tailler. Ce qui est intéressant dans la démarche artistique de Joey Star c'est son approche globale, pas seulement chanteur, mais ausi danseur et taggeur "Le mouvement artistique prime sur la pratique exclusive d'un art".
Pour en finir avec Joey, facon de parler, j'ai apprécié les derniers chapitres de son livre : sa découverte de la paternité qui le rend touchant, sensible, intelligent comme si paradoxalement il assumait sa part de féminité et surtout son "engagement citoyen". Les artistes ont une responsabilité politique. Ils sont qu'ils le veuillent ou non des leaders d'opinion, des étandards qui peuvent influencer, guider certains, a fortiori pour les jeunes des cités qui ont tant besoin de "role model".
Après avoir approché le personnage, il me reste à découvrir l'artiste.

J'apprécie la retenue dont tu fais preuve ainsi que la tolérance à l'égard de cet artiste. Cela dit, au nom de l'art tout est-il permis ? je ne le crois pas et les mois passés en prison ne font pas de lui un artiste maudit mais plutot un rebelle holigan.
Je respecte donc l'artiste de rue mais je rejette kle personnage. ...
Rédigé par: Arnolux | 04 décembre 2006 at 19:13
OK d'accord avec toi, je ne veux en aucun justifier ni excuser juste essayer de comprendre, ce que permet ce livre. L'art ne permet pas tout surtout pas le non respect des autres et la violence mais la capacité de reconnaitre ses erreurs est louable.
Rédigé par: aodai | 05 décembre 2006 at 00:54
Comment petit papillon, tu ne connais pas : "MAIS ILS M'ONT MIS LA FIÈVRE...
PENDANT DES HEURES, DES HEURES...?!"
Rédigé par: evita | 08 janvier 2007 at 15:04