Session de ratrappage...

Images Je sais, j'arrive après la bataille.

Je ne me suis pas sentie l'âme "célébrante" cette année... je ne sais pas vraiment pourquoi, pas envie de passer du temps en effusions diverses et variées ou plutôt un refus larvé de passer du temps à voir le temps qui passe... alors je prends la balle au bond, je m'inscris direct pour la séance de rattrapage ... et ouf l'année du rat pointe son nez, alors et cette fois avec quelques jours d'avance (c'est jeudi soir!) , je vous souhaite à tous une très bonne et belle année du rat, heureusement que Ratatouille est passée par là pour réhabiliter ce répugnant rongeur!!! une pensée émue et pleine d'amitiés pour les FAPMiens, pour Magwan et Fishturn qui me donnent toujours envie d'écrire...

Petit clin d'oeil , les plus jolis voeux que j'ai reçu cette année!

" Chère V. je te souhaite une très bonne année. Tu as été mon premier coup de foudre. J'avais 6 ans nous étions en CP ." .. savoir que mon amoureux de mes 6 ans se souvient encore de moi ...

Bon alors je quitte 2007 un peu comme une voleuse, en laissant tout en plan, je l'ai pas bien rangé dans les cartons de ma tête cette année ... j'ai pas encore trouvé tout les mots pour dire toutes ces émotions, ces changements, ces tourments, et les émerveillements qu'elle m'a apporté...mais je me suis réveillée très tôt ce matin, les mots ont fait toc toc ils voulaient sortir z'en pouvaient plus d'être baillonnés comme ça depuis des mois ... alors je reprends mes bonnes habitudes de bloggueuse insomniaque!

Je crois qu'en fait je n'ai pas voulu la fêter cette nouvelle année parce qu'elle me terrifie, elle me pétrifie de peur, de temps en temps j'ai le sentiment de me transformer en statut de sel ... en fait je voudrai qu'elle soit un prolongement de 2007 comme ça je ne serai pas obligée de prendre de nouvelles résolutions ...je ne veux pas quitter mon cocon ouaté, je veux pouvoir continuer à m'étirer comme un petit félin au matin ...à lire et pianoter des mots sur mon clavier quand bon me chante, je voudrai continuer à être une petite fille gâtée qui dévore les livres, les expos, les spectacles comme autant de religieuses au chocolat ...j'ai peur du grand précipice qui s'ouvre devant moi ...comme un sprinteur qui part dans les premiers et s'arrête près de la ligne d'arrivée pour regarder les autres coureurs le dépasser et qui se demande ce qu'il fait là, j'ai parfois le sentiment que mon subconscient n'arrive pas à suivre mon présent, que mes vieux démons, je vous rassure j'ai les miens vous avez les vôtres, veulent eux aussi faire parti du voyage!  ...et en même temps pour être tout à fait honnête j'en crève d'envie de cet Inconnu, de cette nouvelle année qui commence qu'elle soit 2008 ou l'année du rat!

Quelques snapshots de ma vie londonienne :

Côté face :

Je regrette amèrement la SCNF et la RATP qui même avec leurs grèves saisonnières restent des exemples d'efficacité et de performances si si si si faut me croire quand on les comparent à leur équivalents britanniques! et je vous parle pas des poubelles qui passent une fois par semaine ... il a du bon le welfare state à la française. J'en peux plus des sandwichs, et quand je traverse la manche je trimbale avec moi tout un cabas plein de paté, foie gras, confit, champagne ...pas franchement différent que lorsque je vivais à Saigon! la bonne nouvelle en ce début février c'est que ça y est les jours s'allongent, on a plus l'impression d'être en pleine nuit à 5:00 de l'après midi! ...et je ne vous parle même pas des sous! je me sens riche quand je suis à Paris!

+

Côté pile :

Ici au moins tout est possible, pas facile mais possible. On ne vous décourage pas dès que vous voulez faire quelque chose, que vous avez une nouvelle idée en vous disant que ce n'est pas possible. L'anglais ne ronchonne pas constamment comme le français! et puis je parle de l'anglais mais à Londres il est exotique l'anglais ...cette ville est la capitale du monde ... le monde entier veut venir ici ... faut dire que je les comprends les réfugiés de Sangatte ...Y a de l'énergie, de l'électricité dans l'air ... et pourtant la ville est un jardin, une succession de village, dans ma petite maison j'ai le sentiment d'être à la campagne ...dans la ville.

=

Bilan des courses : I'm a londoner!

Kisses!

05 octobre 2007

L'éponge

BobJe suis devenue une éponge! j'apprends, je m'imbibe, je déchriffe, je lis, j'incurgite, je digère, je me délecte ...j'en peux plus j'sais pas si je vais y arriver ... mon sac sur le dos , mes livres comme compagnons, des gosses comme petits camarades... je suis redevenue une écolière ... le cocon si doux de l'étudiante ... faudra pas m'en vouloir si je me fais absente ... j'arrive pas à tout mener de front ... faut que je fasse mes devoirs...mais je reviens un de ces jours j'ai encore tellement de choses à raconter ... des baisers

14 septembre 2007

Sarko vu par Yasmina

LaubeJ'ai terminé dans la nuit le livre de Yasmina Reza sur Sarkozy. Je l'ai écouté sur France Inter cette semaine, j'ai lu quelques une des critiques dans les quotidiens: des bonnes, des moins bonnes, des mauvaises. J'ai refermé la dernière page avec un sentiment mitigé. J'ai aimé, beaucoup, son style, sa façon d'écrire. Ses phrases, sobres qui me font penser à des églises romanes, leurs dénuements, la pureté du style, les mots choisis avec soin et parcimonie. Je ne lui tiens pas rigueur, d'ailleurs quel droit aurais-je de le faire, de sa fascination pour le personnage. Comment ne pas succomber à son sujet ? Ne serais-ce que pour se convaincre qu'on ne s'est pas trompé? Nombreux sont ceux avant elle, historiens, biographes qui n'ont pu s'empêcher de flirter avec leur sujet. Sur le fond l'idée m'a séduite, le projet est intéressant, fascinant même . J'aurai aimé être aussi une petite souris dans les coulisses du pouvoir. Alors pourquoi un sentiment mitigé? Sur la forme ... autant j'aime, j'admire son maniement des mots, autant je peine sur la structure du récit . Au fil des pages cela devient un peu poussif. Je ne suis pas sûre que cette belle plume excelle vraiment dans ce genre littéraire. La contrainte du livre ne donne pas autant de liberté que l'écriture d'une pièce de théàtre. Trop décousu, manque de suspens, manque de ce petit plus qui donne une envie folle de tourner les pages. Et puis le sentiment d'un exercice non aboutit, de ne pas être allé au fond des choses. Les mots ne se suffisent pas à eux même. Ils leur faut de la substance sinon ils perdent de leur saveur. Un plat sans sel. Mais rien ne justifie ce procès d'intention qu'on a voulu lui faire. Je l'ai entendu honnête, du moins je veux le croire, chez Demorand, "désemparée" comme elle le dit elle même par ce tapage médiatique qui la dépasse et qui ne se justifie pas. Comme s'il fallait à tout prix ériger une grande muraille entre l'art, la littérature en l'occurance, et la chose publique, comme s'il fallait que l'humain s'efface toujours dernière le politique . Son Sarko est avant tout humain. C'est surement ce qui dérange le plus. Elle a désacralisé le héro des uns, le démon des autres. 

13 septembre 2007

Quand je serai vieille...

Rose2En traversant le parc ce matin j'ai pensé à la vieillesse, à la mienne. Qui serais-je quand je serai vieille? Je sais c'est un sujet tabou. Il ne faut parler ni de vieillir ni de mourir. Il faut parader. Et pourtant comme une évidence, une image s'est imposée à moi : Rose de Titanic le film de James Cameron. La vieille pas le jeune bien sûre. Cette petite mamie toute frippée aux beaux yeux bleux pétillants de jeunesse et de malice. Sa touche d'exentrisme, sa vie si bien remplie, ses passions passées, je veux qu'un jour elles soient miennes. Vivre intensément le plus longtemps possible et apprendre une douce sérénité qui permet de voguer doucement vers la mort sans aigreur sans noirceur , en paix avec soi. Savoir qu'on a vécu à fond jusqu'au bout. Je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à elle. Son impertinence qui transparait sous l'éclat du regard, le geste final du bijou jeté à la mer, cette histoire qui fait rêver son jeune auditoire quand elle l'a conte ... sans doute... mais surtout sa beauté intemporelle qui fait que même vieille et frippée elle reste belle et vieille... je voudrai vieillir comme elle. 

01 septembre 2007

Je m'enivre ...

Je_mennivreJe m'enivre de ma nouvelle ville, je papillone, je tourbillone, je butine, je m'imbibe et je collectionne, les images, les odeurs, les couleurs...moment précieux de l'émerveillement, de l'enchantement de recommencer, de commencer... c'est drôle ce besoin incessant de devoir toujours réinventer...mon pied de nez à moi à la routine, à la mélancolie, à l'habitude qui tue et qui ronge, qui rouille et qui rend aigre ... faudrait que j'apprenne à être plus raisonnable à aller moins vite, l'Eloge de la lenteur pour reprendre le titre d'un Kundéra... plus tard, pas maintenant, quand je serai vieille, frippée, fatiguée ...alors je continue à courir dans cette si grande ville qui me charme tant, même si Paris reste la plus belle ...Londres est plus folle dingue et en ce moment c'est exactement ce qu'il me faut ...je ne peux m'empêcher de penser que tout cela n'est peut-être qu'un mirage, le piège de l'exotisme... qu'importe je m'amuse et c'est si bon si bon de s'amuser ... parfois je repense à cette autre vie de petits managers étriqués englués dans leurs guéguerres stériles et absurdes qui se prenaient pour des caids alors qu'ils n'étaient/ ne sont que des médiocres ... thanks good je les ai laissé sur le bord de la route... je ne sais pas vraiment où je vais, j'ai une vague idée mais j'y vais ... advienne que pourra... je m'en fou un peu parfois... je ne veux plus m'emmerder avec des cons ça c'est sûre ... allez bonne nuit, baisers

23 août 2007

Lucile, la luciole, ma boussole

Dora_maar Je sais l’année n’est pas finie mais sans aucun doute ma rencontre avec Lucile aura été une des plus belles de 2007.

Elle m’a prise par la main, elle m’a guidé dans les méandres du Louvre, d’Orsay, de Beaubourg, dans les rues de Paris. Plus que ça, elle m’a ouvert les yeux. Elle m’a appris à voir. Elle connaît si bien la valeur des choses, comme souvent ceux qui ont frolé la mort et deviennent des accrocs à la vie. Etrange paradoxe de cette Dora Maar qui de son œil unique voit tellement mieux que la plupart d’entre nous.

Lucile m’a accouché de mes émotions, elle m’a fait puiser au fond de moi. Elle m’a appris à exprimer ce que je ressens devant un tableau, à lire les artistes, à dépasser le simpliste « j’aime/ j’aime pas – c’est beau / c’est pas beau », à comprendre.

Avec beaucoup de finesse, de sensibilité, de douceur mais une pointe de fermeté et de rigueur (elle s’est pas tapée 5 ans à l’Ecole du Louvre sans qu’il en reste une trace !) elle a fait mon éducation artistique.

Je ne regarderai plus jamais un tableau comme avant.

Au fil des siècles, au fil des artistes, au-delà de « ses vingt ans, mes quarante », nous avons tissé une relation intime, pleine de profondeur, de complicité et d’humour.

Aujourd’hui Lucile n’est plus mon professeur, c’est mon amie

21 août 2007

Un autre monde

Autre_mondeJ'suis dans un autre monde, un monde où les vendeurs vous appellent "darling" où les fleurs et même la lavande poussent devant les maisons, un monde où le monde défile sous vos yeux, où le métro est d'un autre age, où les trains n'arrivent pas à l'heure.

J'sais plus trop ce qui m'arrive, tourbillon insensé d'impressions, de feelings, d'envies, de craintes.

Après tout ici ou ailleurs peu importe. Tortue je suis qui porte sa maison sur son dos, ma besace pleines de souvenirs de rêves et d'attentes...si près et pourtant si loin déjà ...

qu'importe les lieux du moment que ceux qu'on aime restent proches...viennent, soient là, pour partager une nouvelle intimité, des moments volés, des petits bout de bonheur ... pied de nez au temps qui passe.

Et cette chanson de Téléphone qui me trotte dans la tête ..." et je rêvai d'un autre monde où la terre serait ronde, où la lune serait blonde ,et la vie serait féconde..." 

19 août 2007

Home sweet Home

Home et voila une nouvelle maison, une nouvelle vie ... tout se met en place ... après le sarajevo laissé par les déménageurs, les heures passées à trier et ranger une fois de plus ... en se disant mais mon d... pourquoi ai-je gardé tout cela ? ... les objets trouvent leur place ... atelier bricolage... atelier IKEA... dieu qu'ils sont efficacent les rosbifs ... livraison à 1h du mat des achats fait quelques heures plus tôt là où en France il faudrait attendre des semaines ... bon ne pas comparer... je me sens si bien dans ma nouvelle maison... encore mieux que ce que j'avais imaginé! maintenant il faut sortir de sa coquille explorer la ville prendre, ses marques, tisser sa toile, recréer de nouvelles habitudes, régénérescence!

08 août 2007

Je hais les déménagements!

Dmnagement_2Je déteste les déménagements comme une entrée  sans crier gare dans mon intimité un petit viol de mon quotidien … un petit bout de vie, un passé, des souvenirs réduits à quelques cartons qu’on emballe à la va vite sans respect des choses, symbole de moments de vie.

Ils sont arrivés avec leurs grosses mains saccager ce qui je croyais ne représentait pas grand-chose et déjà beaucoup J’avais l’impression d’être mise à nue, dévoilée, une impudeur non choisie à peine consentie presque forcée. J’ai pris conscience que malgré moi mon illusion "d’être plutôt que d’avoir"  se cognait de toutes parts à la réalité, ces petites choses qui m’entourent me suivent comme des fidèles compagnons depuis des années aux 4 coins du globe. J’ai dit adieu à ma chère « lunch box » achetée à San Francisco il y a 20 ans, j’ai abandonné la vaisselle vietnamienne qui a vue tant de dîner de fête et de lendemain de fête… si les objets pouvaient parler ils me diraient sans doute la trahison qu’ils ressentent. Je me suis délestée être plus légère pour mieux recommencer, commencer et repartir ...

En forme de deuil, je me suis enfermée dans ma salle de bain ma blonde aux lèvres, enfin seule, loin de l’agitation de tous qui m’était soudain insupportable.

25 juillet 2007

Où suis-je?

Je_pars_et_je_reviensJe me réveille doucement. Je suis dans un demi sommeil. Dans cet état si doux, si suave où on est pas encore et où on est déjà là. Ce moment si précieux où on reprend les manettes de sa machine à rêve pour leur faire dire ce que l'on veut, pour reprendre la fin de l'histoire et la changer, en faire une belle histoire qui se termine bien pour que la journée qui commence soit belle. Tout est clair, les rêves sont là comme un film qu'on regarde de l'intérieur. Peu à peu quand la conscience s'éveille les couleurs s'estompent, le rêve revient en noir et blanc...avant de s'évaporer pour laisser place à la réalité.

Je me suis réveillée l'autre matin et pendant une demi seconde , je ne savais plus où j'étais. Dans ma nouvelle maison, dans mon ancienne appart? et puis pas de bruit, pas de voitures qui passent, pas de camions poubelles...le silence ... si anormal... j'étais là bas déjà ... dans cette nouvelle vie qui me tend les bras, dans cette nouvelle vie qui m'attend.

Pourtant l'ancienne est là avec sa réalité de cartons à faire, de vêtements à trier. Mon dieu qu'est ce que j'ai pu accumuler depuis si longtemps.Quelques semaines encore à vivre être suspendue entre deux vie une ancienne qui s'achève une nouvelle qui commence. Et pourtant je refuse de dire que je pars, je suis toujours là. Je veux transcender la distance, raccourcir les kilomètres, grâce au net et à ce petit clavier je suis toujours là et déjà ailleurs. Comme si l'espace et le temps commençaient à avoir une autre dimension.

Je ne pars pas je pars et je reviens c'est tout. 

 

02 juillet 2007

FAPM ... (le retour)

Fapm36 Fapm16 Fapm26

On ne se lasse pas des bons moments, des belles rencontres, des fous rires et de la joie de se retrouver. Balc avec ses Toblérones, Katy avec le kougniaman... pour notre plus grand bonheur et Mandor, Le Président, magistral comme toujours. Le mystère demeure entier sur la FAPM qui comme le dit Dorothée n'a rien à envier à Ocean 11! Belle soirée à l'improviste notre cantine dont voici quelques clichés grâce à Fishturn le magicien des images. 

Ce widget Post-It Express est © Damdam's World / Damien Guinet.
Vous pouvez l'installer sur Post-It Express.

Les notes récentes

février 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29    

Enter your email address:

Delivered by FeedBurner

Powered by TypePad
Membre depuis 09/2006